Éphémérides du 10 juin – Ballet de satellites joviens et le retour de Vénus

La Terre n'est pas la seule planète à avoir un satellites naturel : Jupiter en compte plus de 79, mais les quatre principaux sont accessibles avec une simple paire de jumelles ! Un instrument d'observation qui vous permettra également de retrouver plus facilement la planète Vénus, qui va émerger dans les lueurs de l'aube...

La plupart d’entre vous en ont, rangées dans un placard ou accrochées à un porte-manteau. Mais peu pensant à les sortir pour l’astronomie. C’est pourtant un instrument très intéressant, que cela soit pour repérer des objets noyés dans le crépuscule, comme Vénus, ou peu lumineux, comme les satellites de Jupiter !

Ballet de satellites joviens...

Io est tellement proche de la planète Jupiter que les forces de marées entretiennent un volcanisme actif à sa surface. Crédit : NASA/Galileo
Les fissures de la croûte de glace d'Europe témooignent de la présence d'un océan d'eau liquide à quelques kilomètres sosu la surface. Crédit : NASA/Galileo
Ganymède est le plus grand satellite du Système solaire : son diamètre est supérieur à celui de la planète Mercure ! Crédit : NASA/Galileo
Callisto est le satellite galiléen le plus éloigné de la planète géante gazeuse. Crédit : NASA/Galileo

Elle se lève peu avant minuit, mais son apparition dans le ciel est difficile à ignorer : la planète Jupiter est en effet la deuxième planète du Système solaire la plus brillante (après Vénus). Et l’objet le plus lumineux du ciel de la deuxième moitié de nuit, si on oublie la Lune ! Facile à repérer, il est donc tout aussi évident de pointer une paire de jumelles vers la plus grosse planète. Vous ne distinguerez pas la grande tache rouge ou les bandes nuageuses de cette géante gazeuse, mais vous apercevrez des petits points alignés autour d’elle : ce sont les quatre satellites principaux de Jupiter ! Par ordre de distance à la planète : Io, Europe, Ganymède et Callisto. Des satellites très mobiles, dont le déplacement peut être suivi jour après jour, voire même d’heure en heure !

Un suivi qui permet d’appréhender de nombreux phénomènes de mécanique céleste à moindres coûts : éclipses de satellites (passages dans l’ombre de la planète), transits devant la planète (passages du satellite devant la planète), ce ballet se distingue aussi par des configurations esthétiques. Ainsi, samedi 13 juin, ils formeront deux couples très serrés à l’ouest à l’ouest de la planète. Et le mercredi 17 juin, ils seront alignés à l’est de la planète dans leur ordre naturel de distance !

...et retour vénusien

Elle avait disparu des radars, puisqu’elle est passée en conjonction inférieure (entre la Terre et le Soleil) en tout début de mois. Mais elle va réapparaître aussi rapidement qu’elle avait disparu : Vénus est de retour ! Pour repérer la planète la plus brillante du ciel, guettez un point lumineux brillant au-dessus de l’horizon Nord-Est avant le lever du Soleil. Quand vous l’avez repéré&, continuez de le suivre jour après jour. Car à la fin de la semaine prochaine, un phénomène rare pourra être observé : le fin croissant vénusien va passer derrière le fin croissant lunaire ! Une occultation rare qui nécessitera un instrument pour être observé. Mais ceci est une autre histoire qui sera développée la semaine prochaine !

About the Author: Karl Antier

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