Description
Nous parlons céleste souvent sans le savoir ! Ces mots descendent parfois en ligne directe du vocabulaire astronomique, parfois ils ont emprunté des voies détournés, ils se déguisent, ils se maquillent ou parfois changent de famille. Canicule, mardi, luciole, uriner, malotru, marchandise, sidération… cet inventaire à la Prévert n’est qu’un petit échantillon des mots que nous vous invitons à découvrir en commençant par le ciel et sa voute céleste bien sûr, pour redescendre jusqu’à notre planète Terre après un périple aux confins du cosmos. Nous voyagerons dans les dictons, les proverbes et les croyances voire des épisodes historiques assez croustillants.
Daniel Kunth
Daniel Kunth, chercheur à l’Institut d’astrophysique de Paris depuis 1980. Il a contribué à développer les recherches portant sur la physique des galaxies et leur formation d’étoiles, en particulier au moyen des télescopes spatiaux comme Hubble et FUSE. Il est expert des galaxies naines dites « à sursaut de formation d’étoiles » et des quasars (ou noyaux actifs de galaxies). Sa thèse sur les galaxies naines l’a conduit à préciser la valeur de l’abondance de l’hélium dans l’Univers. Ses travaux ultérieurs établirent, avec ses collaborateurs, une différence notable dans l’enrichissement en éléments lourds (carbone, oxygène etc.) entre le gaz ionisé et le gaz neutre que ces objets contiennent. Il a par ailleurs mis en évidence, dans ces galaxies, la présence d’étoiles à fort vent stellaire, dites de Wolf-Rayet, et de surcroit, en quantité plus importante que prévue. Ses travaux, repris au sein d’une collaboration plus large, confirme que la présence de ces étoiles signe la brièveté et l’intensité des épisodes de formation d’étoiles dans les galaxies naines.
Ces dernières années, après avoir obtenu les premières images des galaxies naines en UV et surtout dans la raie Lyman alpha avec le télescope spatial Hubble, il a initié, avec de nombreux collaborateurs français et étrangers, un programme international destiné à étudier ce rayonnement. Cette raie, due à l’hydrogène ionisé, permet de caractériser l’interaction entre les étoiles massives et le milieu interstellaire. Elle permet en outre de rechercher des galaxies jusqu’à l’époque très reculée, dite de réionisation de l’Univers. Daniel Kunth poursuit également des travaux sur les supernovæ et leurs galaxies hôtes en collaboration avec des chercheurs arméniens de l’université de Erevan.
Il a initié en 1985, avec Trinh Xuan Thuan, le premier colloque de l’IAP qui est désormais devenu un évènement annuel et international du laboratoire.
Convaincu de la nécessité de diffuser les connaissances envers le grand public, Daniel Kunth, en marge de son activité de recherche, a beaucoup œuvré pour rendre accessible la science à tous. Il a initié « La nuit des étoiles » au niveau national, en partenariat avec les associations d’astronomes amateurs. Ce succès annuel a donné de la visibilité à l’astrophysique française auprès du public. On lui doit l’écriture de plusieurs livres dont « Les mots du ciel » (CNRS éditions) et « L’astrologie est-elle une imposture ? » (CNRS éditions), ce dernier reprenant le flambeau de « l’Union Rationaliste », dont il est membre.
Par une démarche transversale, il s’est servi de nombreux médias, comme des livres-CD (« Les oreilles dans les étoiles » en collaboration avec l’écrivain Jacques Lanzmann et l’artiste Michel Boujenah), des spectacles multimédias pour le planétarium de Vaulx en Velin, des films 3D (Helios pour la CdSc), et des interventions en milieu scolaire ou en milieu carcéral. Il a récemment conçu, en qualité de commissaire-auteur, l’exposition permanente du Pole planétarium de la ville de Vaulx-en-Velin. Il a repris en 2000, la programmation scientifique des conférences publiques données les premiers mardis de chaque mois à l’IAP, qui avaient été initiées en 1995 par Jean Mouette (responsable de la communication).
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